Cola-pen [Calligraphie]

Petit test du jour, le cola-pen, suite à ma lecture du livre :

« jeux d’écriture, Recherches calligraphiques et textures » de Denise lach que je conseille ! J’ai beaucoup aimé ses calligraphies inspirées de textures naturelles. C’est un travail très complet avec des facettes multiples hyper graphiques. Une utilisation de la couleur parcimonieuse, des effets superbes, de traits, projections, aplats.

Fabrication du cola-pen

J’ai découvert dans ce livre le cola-pen, cola, de coca-cola puisque cela utilise une canette comme principal outil ! Comme je suis une grande fan d’orangina, c’est ce que j’ai utilisé et dégommé à coup de cutter et de ciseaux. Attention à vos doigts, l’aluminium ça coupe, soyez très prudents et surtout si vous utilisez un cutter ! Les doigts, jamais sur le chemin de la lame.

Ensuite on plie les carrés, demi-cercles, rectangles ou triangles découpés dans la canette. Le principe est de re-créer une plume et donc un réservoir pour l’encre. Une plis c’est suffisant sur un modèle symétrique (ou pas forcément d’ailleurs, tout se teste ! ), deux plis cela fonctionne aussi, trois c’est peut-être trop !

Je me suis amusée à faire toutes sortes de formes, des triangles, des arrondis, des rectangles, pour voir ce qui marchait le mieux ! Et surtout le trait qui me plairait le plus…

J’ai utilisé du tesa pour fixer l’alu plié (pour retenir l’encre) sur des vieux pinceaux, pour avoir des bons manches. Le tesa est une sorte de scotch de peintre, dont j’ai pris l’habitude de me servir en étude d’architecture. L’inconvénient c’est qu’il se déchire plus facilement que du scotch normal et n’est pas imperméable. Après il n’y a plus qu’à tester !

Utilisation du cola-pen

Je me suis amusée à recopier le début du livre de Fred Vargas que je venait de lire. J’ai écrit plein de choses qui me passait par la tête. Puis j’ai testé pour le dessin. Le trait est très riche, partiellement imprévisible, on peut selon le cola-pen utiliser toute sa largeur ou seulement une partie. Cet outil de calligraphie s’est directement hissé dans les premières places de mes outils préférés ! J’aime son côté gras, très riche !

Le cola-pen utilise l’aluminium des canettes qui est un métal très fin ici et malléable. Au fur et à mesure des utilisations celui-ci se modifie petit à petit, les barbes, rebords en dents de scie liés à la coupe et qui retiennent beaucoup l’encre, vont s’émousser petit à petit, rendant la calligraphie plus fine. L’encre est plus difficile à nettoyer j’ai trouvé et bouche plus ou moins rapidement la plume. Heureusement sa conception ne coûte pas grand chose et peut être renouvelée autant de fois que nécessaire ! Du coup je m’en crée plein d’un coup !

Vous pouvez découvrir plus d’expérimentations, shibori, marbrure

 

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