Islande [voyage]

L’Islande gardera pour toujours une place très à part dans ma vie, dans mon cœur, dans mes rêves. C’est un des pays que j’ai visité dans lequel je pourrais vivre. Mais surtout c’est l’endroit où j’ai réalisé le numéro 1 de mes trucs à faire/à voir avant de mourir, j’ai nommé , voir des aurores boréales.

Pourquoi pas de photo alors ? En vérité j’en ai. Mais elles ne vous parleront pas. Car c’est un mouvement. Les time lapse seront ce qui pourrait s’en approcher le plus. Mais rien ne peut remplacer ce moment à vivre ! Les lumières qui dansent partout dans le ciel, tourbillonnent, drapent, sillonnent… Un souvenir inoubliable !

C’était en novembre 2016, nous sommes partis 10 jours à Reykjavik.

La géothermie et les bains chauds

En dehors des paysages à couper le souffle, des champs de lave, des glaciers, des lacs de cratères, des cascades, des geysers, des icebergs (un autre souvenir pour la vie), des gens, de la soupe de mouton, je garde un souvenir très chaud des multiples bains que nous avons pu prendre là-bas !

Je crois qu’on ne peut pas vraiment apprécier l’Islande sans passer par là. Et je ne parle pas que du Blue Lagoon (piège à gentils touristes que nous avons été). Mais bien des multiples piscines municipales où nous avons atterris un soir sur deux pour nous délasser de la journée.Les bassins chauffés sont à l’extérieur. On court quelques mètres à l’air libre dans le froid sans glisser sur le sol mouillé. En novembre l’écart de température est saisissant quand on descend dans les petits bassins chauffées par la géothermie locale. On pose ses fesses et on écoute les islandais papoter et se raconter leurs journées. La température des différents bassins est indiquée. 36°, 38°, 40° voir 42° pour les plus fous, ou 8° pour alterner !

Le premier jour j’ai fini toute rouge comme un homard bien cuit, je crois que j’aime trop l’eau chaude ! Mais imaginez un cercle de personnes qui papotent dans l’eau sous une petite neige qui tombe. On a pas eu l’aurore boréale par dessus car en ville il aurait fallu qu’elle soit particulièrement forte pour être visible !

Terre sauvage

L’Islande c’est grosso modo la population de Lyon mais à l’échelle d’un pays. Sachant en plus qu’une grosse majorité de ses habitants vit dans la capitale car une surface importante des terres ne sont tout simplement pas habitables. Je me rappelle du chauffeur de notre bus alors que nous roulions depuis une heure dans une environnement semblable qui nous dit : « Je ne m’arrête pas. Ce que vous voyez c’est un champ de lave caché par la mousse. Il y a des cavités profondes dans lesquelles vous pourriez tomber et on ne vous retrouverait même pas. La mousse se refermerait derrière vous. »

Là-bas il y a des trolls aussi, et des elfes. Des routes sont déviées pour respecter leurs habitats. Il y a des graphistes et des designers qui font un travail de dingue. Il y a des bateaux de pêche, et un musée sur les volcans. Là-bas l’activité sismique est permanente. Un guide nous a montré une petite carte avec des points qui apparaissaient et disparaissaient. Ce sont tous les micro séismes. Là-bas on peut voir la faille entre deux plaques tectoniques qui se créée alors que celles-ci s’écartent l’une de l’autre, augmentant d’un mètre par an si mes souvenirs sont bons ? Ce qui veut dire que la taille de l’Islande augmente continuellement ! C’est un territoire très récent par rapport à la France en terme de colonisation, ce sont les Vikings les premiers à s’y être installés au IV ème siècle après JC ( mais cette terre avait été découverte avant) vous imaginez ?

J’ai ramené de là-bas beaucoup de souvenirs comme de tous mes voyages. Une vision de la glace, de ses cristaux sur un ruisseau de bon matin …

Des textures d’eau, celle qui sort d’un geyser par exemple, et l’immensité de la montagne telle que je ne l’avait pas encore perçue avant. Surtout une petite piqûre avec laquelle les habitants de l’Islande vivent au quotidien, la force d’une Terre indomptée, vivante, grondante, capable de cracher lave et rochers, de s’effondrer sous les pas, d’expulser de l’eau brûlante (pour parfois notre plus grand bonheur), une beauté magnifique et sauvage.

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