Kimono [exposition]

Dans le cadre de l’exposition collective « équation multiple » à la taverne Gutenberg à Lyon, je me suis lancée un petit défi perso ! Réaliser un kimono de A à Z ( excepté filer le tissu et le tisser).

L’appel à projet

Le thème était les échanges internationaux actuels et ce qu’ils permettent pour les artistes (et les autres !). Je me suis demandée combien de techniques ancestrales d’origines diverses j’étais capable de mélanger pour créer une pièce qui n’aurait au final plus d’identité culturelle évidente d’un pays précis mais serait riche de diversités. Et surtout qui questionne sur la question de l’apprentissage actuel grâce aux nouvelles technologies. Des secrets auparavant bien gardés, se démocratisent et se répandent sur la toile, pour permettre à n’importe qui de tester tout ça chez soi sans forcément de mentor. Et c’est ce que j’adore, apprendre, tester, avec une facilité énorme, là où avant j’aurais dû faire des stages dans des pays lointains.

Je tiens néanmoins à souligner la limite de cet apprentissage. On acquiert pas une connaissance fine de ces techniques ainsi. J’aime l’expérimentation et je ne suis pas du tout perfectionniste ! Je ne cherche pas à maîtriser sur le bout des doigts.

Les étapes de la réalisation du kimono

J’ai réalisé à partir de vieux draps, un kimono, m’occupant de la coupe, de la teinture avec la méthode du shibori, de la sérigraphie d’un motif à moi, de la couture et de la broderie !

Ce projet a demandé plus de 80 h de travail, surtout en ce qui concerne toute la couture manuelle : la préparation des réserves à la main et la broderie.

Lors de l’installation les gens pouvaient se glisser dedans pour l’essayer. Pour se faire j’avais choisi une coupe de type kimono, ample et propre à aller à un maximum de personne.

Je me suis bien amusée ! J’aimerais réaliser plus de pièces, avec une teinture à la réserve, une sérigraphie et une petite broderie. J’hésite entre des petites trousses ou des coussins !

Qu’en pensez vous ?

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